Israël

Du 26 au 28 mai, des militants de Grèce, d’Israël, de Russie, de Turquie et de Chypre ( nord et sud )se sont rassemblés à Nicosie (Chypre) pour une formation de 3 jours sur ‘ Gendre et Résistance à la Militarisation de la Jeunesse’ organisée par l’Internationale des Résistants à la Guerre. Pendant cette formation, les participants ont exploré les dimensions sexistes de la militarisation de la jeunesse au sein de leurs sociétés et ont aussi discuté comment agir à un niveau international pour s’opposer à ces processus.

Je m’appelle Jamal Juma, je suis le coordinateur du mouvement populaire Palestinien contre le mur et les colonies, qui isolent la population dans des ghettos et la limitent dans des zones très limitées entourées de murs hauts de neuf mètres, avec toute la surveillance et les caméras et les tours de surveillance et les mitrailleuses qui y ont été installées, avec des gardes militaires qui patrouillent la zone .

Le 1er décembre de chaque année, l’Internationale des Résistan(te)s à la Guerre et ses membres célèbrent la Journée pour les Prisonniers pour la paix, occasion lors de laquelle nous publions les noms et les histoires de personnes emprisonnées pour des actions pour la paix. Beaucoup d’entre eux sont des objecteurs de conscience, emprisonnés pour avoir refusé de rejoindre l’armée. D’autres ont mis en œuvre des actions non-violentes afin de perturber la préparation à la guerre.

Les antimilitaristes se sont fait remarquer aux rassemblements de Pride dans le monde entier ! A Londres, le groupe No Pride in War ( Pas de Fierté dans la Guerre ) s’est retrouvé en tête de la marche , accompagné par le bloc de Soutien aux Lesbiennes et aux Homosexuels. A Tel Aviv en juin, le groupe Pinkwash Israel (Peignez Israël en Rose ) a bloqué le défilé avec des pancartes disant ‘ Il n’y a pas de fierté dans l’occupation ‘, et le défilé s’est retrouvé immobilisé pendant plusieurs minutes.

Tandis que la foire aux armements ISDEF ( Défense Internationale et HLS) avait lieu à Tel Aviv au début de ce mois, un congrès d’opposition – INsécurité: 50 ans d’exportation de l’occupation – prenait également place pour contester la version des industries militaires.

Atalia Ben-Abba is an imprisoned Israeli conscientious objector

Après 115 jours d'emprisonnement, l'objecteur de conscience Israëlienne Tamar Ze'evi a obtenu la resonnaissance de son objection au service militaire , et a reçu le statut d'OC pour raison de refus politique. Cependant, les objecteurs de conscience  Atalia Ben-Abba et Tamar Alon ont été de nouveau emprisonnés pour avoir refusé de prendre part à l'occupation et de servir dans l'armée israëlienne IDF. C'est la second fois qu’Atalia a été emprisonné, et la sixième fois  pour Tamar, et tous deux passeront 30 jours de plus derrière des barreaux. Cliquez ici pour envoyer un courriel de protestation aux autorités Israëliennes.

En plus de notre alerte par e-mail, vous pouvez aussi envoyer vos messages de solidarité à Atalia et Tamar. Cliquez sur ce lien pour leur écrire et vos messages seront transmis.

Tamar Alon, Atalya Ben Abba et Tamar Ze'evi risquent un emprisonnement répété pour avoir refusé de servir l’occupation Israélienne. Le 1er décembre , Mesarvot, un réseau de soutien aux objecteurs de conscience et aux résistants politiques, a annoncé une journée d’action pour les soutenir.

Des rassemblements ont eu lieu devant des bâtiments de fabricants d'armes et d'autres endroits pour demander aux gouvernements de stopper la fourniture d'armements à l'occupation Israélienne plutôt que d'en retirer des bénéfices. La journée d'action a attiré l'atention sur le fait que, tandis que des jeunes en Israël refusent de servir l'occupation, nous devons refuser d'en retirer des bénéfices. Parce que, aussi longtemps que l'Europe fera des affaires avec les fabricants d'armes israéliens , l'occupation continuera. Aussi longtemps que les USA continueront de fournir des armements à Israël et d'acheter leurs armements, des jeunes Israéliens continueront à être emprisonnés pour leur refus d'utiliser ces armes contre des civils .

Adele Jarrar

La militarisation des frontières existe depuis la nuit des temps et s'accompagne toujours de la délimitation des frontières "politiques". Comme la Grande Muraille de Chine, dont les fondements ont été posés par l'Empereur Qin Shi Huang en 220 avant JC pour se défendre contre les invasions du nord. Aujourd'hui, il y a plusieurs exemples de frontières militarisées: la frontière entre l'Inde et le Pakistan, entre les Etats-Unis et le Mexique, et entre l'Israël et la Palestine. L'obsession des "frontières" s'est développée à tel point qu'il existe aujourd'hui des agences "autonomes" dont le but est de prendre en charge la coopération entre les gardes frontaliers et de gérer (entre autres) la question de l'immigration illégale, de la traite des êtres humains et de "l'infiltration terroriste". On peut, par exemple, citer FRONTEX, l'agence européenne pour la gestion des frontières extérieures aux états membres de l'UE, créée en 2004 (FRONTEX, 2007). Dans cet article, je me concentrerai cependant sur le Mur de l'Apartheid en Palestine.

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