L'Internationale des Résistant/e/s à la Guerre rapport du Bureau exécutif novembre 2015 – août 2016

Traduit par Armand Atangana Bomba
Mis au point par le Bureau exécutif et les permanents de l'IRG

Introduction

Manœuvres de préparation du séminaire d'action visant à mettre fin au business de la guerre
Manœuvres de préparation du séminaire d'action visant à mettre fin au business de la guerre

Une autre année s'est écoulée, et avec elle trop de décès et de destructions causés par les guerres et le militarisme. Mais les gens à travers le monde continuent de militer pour la paix et de se dresser contre les solutions militaires, la course aux armements, les injustices et l'inégale répartition des ressources. Dans ce rapport annuel, vous en apprendrez davantage sur ces batailles des objecteurs de conscience refusant de prendre part aux guerres, des groupes dans le monde qui agissent contre la militarisation des jeunes, des pacifistes qui se rassemblent pour se former mutuellement et pour renforcer les campagnes et réseaux existants.
Le rapport comporte une liste des activités du programme de l'IRG depuis le dernier Conseil, ce qui a été réalisé par l'IRG ainsi que par ses sections et affiliés présents dans les différentes régions du monde, les avancées internes, les publications, les déclarations et les communiqués de presse, les campagnes (notamment pour mettre fin à la violence en Turquie), la situation financière et enfin, les perspectives pour l'année à venir. Ainsi que vous le lirez dans ce rapport, des organisations et des personnes continuent de se regrouper au sein de l'IRG pour partager des expériences et connaissances, créant des liens entre militants pacifistes à travers le monde et des mouvements plus forts grâce aux apports mutuels.

IRG interne

Conseil 2015

Le Conseil 2015 s'est tenu à Séoul, en Corée du Sud du 13 au 15 octobre 2015, avant le séminaire international sur les profiteurs de guerre. 15 membres du Conseil étaient présents en plus des permanents du bureau de Londres et de quelques observateurs ; le trésorier Sergeiy Sandler a en partie participé à la réunion via skype. Les décisions les plus importantes qui ont été prises sont les suivantes :

Jusqu'au Conseil de l'année suivante, il sera demandé aux membres associés de l'IRG s'ils souhaiteraient souscrire aux prochaines sessions. Le Conseil 2016 décidera donc des modalités d'inscriptions.

La prochaine Assemblée Générale (AG) se tiendra en 2017 ou début 2018 ; l'exécutif explorera les diverses options de lieux.

L'IRG fêtera son centième anniversaire en 2021 ; l'exécutif vérifiera s'il est possible de bénéficier de suffisamment d'aides aux Pays Bas, pays de naissance de l'IRG, afin d'y tenir une AG.

Les budgets 2015 et 2016 ont été approuvés.

Un « comité d'écoute » devra être mis sur pied pour trouver un nouveau membre du bureau exécutif qui devra remplacer Sergeiy car ce dernier est devenu trésorier.

Pour la révision des règlements et des lois, le Conseil préconise une élection à deux tours des membres dudit Conseil, système ayant déjà fait ses preuves au cours des deux dernières Assemblées internationales. Le système des scrutins par courrier postal devrait être maintenu et adapté de telle sorte qu'il puisse correspondre à cette nouvelle procédure électorale.

Quatre nouveaux membres furent acceptés à l'IRG en tant qu'associés : Centre of Peace Studies (Centre d'études pour la paix, en Croatie), Antimilitarist Collective of Medellin (Collectif antimilitariste de Medellín, en Colombie), Community Self-Reliance Centre (Centre communautaire de confiance en soi, du Népal) et National Land Rights Forum (Forum des Droits fonciers nationaux, Népal).

Les minutes complètes de la réunion ont été diffusées (cf. le document Council Meeting October 2015 to wri-internal with appendices.pdf)

Réunion du Conseil de l'IRG à Séoul en 2015
Réunion du Conseil de l'IRG à Séoul en 2015

Exécutif

Le Bureau exécutif, constitué de Jungmin Choi, Cattis Laska, Sergeiy Sandler (trésorier), Christine Schweitzer (Présidente) et Hülya Üçpinara a tenu deux réunions physiques depuis le dernier Conseil : du 22 au 24 janvier à Londres et du 17 au 19 juin à Göteborg (Suède). En outre, l'exécutif se concerte généralement une fois par mois au téléphone.
Bien qu'il lui manque un membre, Dominique Saillard, qui a quitté son poste de trésorier au sein de l'exécutif, le groupe travaille très bien ensemble.
Les principales questions auxquelles l'exécutif a dû faire face l'année dernière ont été : la préparation du Conseil 2016 (y compris le choix d'un conseil virtuel sur Internet), le budget, les finances, la collecte de fonds, les Assemblées internationales de 2017, 2018 et 2021 et l'accompagnement du travail des différents programmes gérés tant par le bureau que par les comités des programmes respectifs. Pour certains membres de l'exécutif (Hülya, Christine) et du personnel (Semih), la situation en Turquie et nos campagnes locales représentent un point essentiel (voir la section correspondante du rapport).

Personnel

Andrew Dey et Hannah Brock travaillent tous deux 4 jours par semaine, et Semih Sapmaz travaille sur une base indépendante. Ils tiennent des réunions régulières (dont les notes sont partagées avec le Bureau exécutif), et planifient d'ores et déjà une journée sabbatique en commun pour septembre, centrée sur les plans de travail pour l'année à venir.
Andrew travaille sur le programme de non-violence tandis qu'Hannah est investie sur le programme du Droit au refus de tuer. Semith travaille aussi bien pour le programme pour contrer la militarisation des jeunes que pour celui du Droit au refus de tuer.
Andrew est devenu père en octobre 2015, et l'IRG autorise son personnel à prendre un mois de congé parental. Il a pris deux semaines à la naissance de Robin, et une semaine supplémentaire en juillet 2016. Il envisage prendre sa dernière semaine en septembre, au moment où sa partenaire reprendra du service
En septembre 2017, cela fera cinq ans qu'Hannah fait partie de l'IRG, et comme telle, elle pourra prendra un congé sabbatique d'un mois. Elle envisage de le prendre plus tôt dans l'année, afin de ne pas interrompre les plans de la future conférence internationale.

Bénévoles et internes

Pendant trois mois à dater de novembre 2016, nous avons été rejoints au bureau par Taya Govreen Segal, une militante israélienne et interne du Droit au refus de tuer.
Ce fut plaisant d'avoir Taya au bureau. Elle travaillait particulièrement sur une étude des membres de base, relative à l'objection de conscience et à la conscription dans leurs contextes. Ce fut l'opportunité de contacter bon nombre de groupes du réseau IRG. Les résultats de cette étude paraîtront sur une carte interactive en ligne, via le site Internet de l'IRG qui sera relancé en automne.
Elle s'est aussi engagée avec le réseau méditerranéen d'objecteurs de conscience de l'Est, comme objectrice en Israël, et a participé à l'élaboration de leur déclaration sur le militarisme dans la région. En outre, elle a entrepris de défendre leurs engagements en Angleterre et en Écosse, en mettant l'accent sur l'expérience des objecteurs de conscience d'Israël, mais en faisant une allocution sur le commerce des armes israéliennes. Vous pouvez retrouver ses propos ici.
C'est bien qu'on ait eu Taya à notre bureau et nous sommes restés en contact.
Nous sommes reconnaissants envers l'artiste Ralph Ziman qui nous aide à concevoir un nouveau logo. Lyn Setchell nous a assistés pour concevoir une version numérique du manuel pour les campagnes de non-violence, et à éditer la version papier du manuel. De même, nous apprécions énormément le temps passé avec Rob Brew, qui nous a soutenus pour ce qui est de l'équipement technologique et informatique du bureau, tout en s'assurant qu'il soit à jour.
Martyn Lowe, qui a été un bénévole régulier du bureau de Londres des années durant, nous rend visite une fois l'an, pour une durée de trois à quatre jours pendant laquelle il nous prépare l'appel pour la collecte de fonds annuelle. Nous sommes très honorés de ses contributions ! Kim Edwards nous aide également à diffuser cet appel de fonds de novembre 2015.
James Ryan est resté une semaine au bureau de Londres, dans le cadre de son expérience de travail académique. Il a aidé à accomplir certaines tâches administratives et à télécharger des traductions sur le site de l'IRG. Un grand merci James !
L'IRG est soutenue par un vaste réseau de traducteurs, certains sont membres du conseil ou de l'exécutif, d'autres sont des bénévoles qui œuvrent à travers notre site. Il s'agit de Carlos Barranco, Nayua Abdelkefi, Igor Seke, Matias Mulet, Laura Perez Poza, Oscar Huenchunao, Pedro Ballesteros, Clara Delgado, Eva Aneiros, Cristian González, Mabel Pedemonte, Mayra Cavilla, Yolanda Alvarez, César Pérez, Gabriela Garcia Calderon Orbe, Martin Vallarino Arrospide, Carolina Olivero, Lydia Saiz, Mariana Avalaos, Manuel Torres, Paul Rankin, Ruby Starheart, Grace Brown, Anjali Mukhi Navalrai, Kevin Siegel, Inge Dreger, Gerd Buentzly, Christine Schweitzer, Rainer Sonntag, Caroline Wedler, Richard Meakin, Diana Vega, Laura Guthrie, Benjamin Lacey, David Scheuing, René Burget, Tikiri, Bastien Zara, Eve Tignol, Nolwenn Gaudin, Yoann Re, John Bogard, Lydia Castiello, Romain Ducroux, Maude Boudreault, Lewis Sinkala, Eleonora Romagna, D. Phillips, Asunción Serrano, Laura Poza et Laura Sanquer.
En plus de cette liste de volontaires, de nombreuses personnes nous aident à travers le site de la Rosetta Foundation, trommons.org, qui réunit des traducteurs bénévoles et des organisations à but non lucratif pour l'accomplissement d'un certain nombre de tâches. Merci à eux tous !
Enfin, nous tenons à remercier nos réviseurs bénévoles, Emma Green, Spencer P. Malloy, Andrew Jackson et Lyn Setchell.

Les programmes de l’IRG

Programme d’action pour contrer la militarisation des jeunes

Semaine internationale d’action pour contrer la militarisation des jeunes

La deuxième semaine internationale d’action pour contrer la militarisation des jeunes, qui s'est tenue du 14 au 20 novembre 2015, a enregistré la participation de plusieurs militants à travers le monde. Elle intervient comme suite à la journée d’action contre la militarisation des jeunes et à la toute première semaine d’action qui se sont déroulées respectivement en 2013 et 2014.


Avec cette semaine d’action de 2015 nous avons étendu notre thème, axé initialement sur l'éducation, à d'autres aspects traitant de la militarisation des jeunes. Pour ce faire, nous avons changé l'ancienne appellation qui est passée de "Semaine internationale de l'éducation et de la recherche sans militarisme" à "Semaine internationale d'action pour contrer la militarisation des jeunes". Tout au long de la semaine, des antimilitaristes originaires de plusieurs pays, ont organisé des mouvements de protestations dans les rues, des réunions, des rencontres, des entretiens et des ateliers ; de même, ils ont mené des campagnes sur les réseaux sociaux contestant l'implication des jeunes dans les forces militaires ou les groupes armés. Les actions et les évènements qui s’y sont déroulés font état de différents aspects de la militarisation des jeunes et de la résistance à celle-ci, allant de l’éducation à la paix et des mesures de contre recrutement, à la sensibilisation sur les foires aux armes et aux différentes formes de présences militaires dans les espaces publics.
Parmi les organisations et/ou institutions ayant montré leur soutien au mouvement figurent : Aseistakieltäytyjäliitto AKL (Finlande), l'Association d'Objection de Conscience (Turquie), Desmilitaritzem l’Educació (Catalogne), ForcesWatch (Royaume-Uni), la Société allemande de paix – Résistant/e/s à la guerre unis DFG-VK (Allemagne), Joves d'Esquerra Verda (Catalogne), l’Action pour la paix de Wellington (Nouvelle Zélande), Schools of the Americas Watch (États-Unis), la Ligue des Résistant/e/s à la guerre (États-Unis), United Nations Association Cardiff and District Branch (GB), Women in Black (GB), le Réseau national contre la militarisation des jeunes (États-Unis), le Centre national pour les études sur la paix et les conflits de l'Université d'Otago (Nouvelle Zélande), Cuerpo Con-Siente (Colombie), et le Réseau antimilitariste d'Amérique latine et des Caraïbes (RAMALC).

Mise à part ce soutien dans l’organisation, bon nombre de militants issus de plusieurs pays ou régions (dont le Népal, l'Île Pacifique de Guam et bien d'autres) ont également montré leur soutien à travers des évènements particuliers et/ou les réseaux sociaux. Consultez le rapport complet sur les évènements des années précédentes ici.
La troisième semaine (d’action contre la militarisation des jeunes) se tiendra du 14 au 20 novembre 2016. Pour l'évènement de cette année, un accent majeur sera mis sur les différents modes de recrutement des esprits et corps des jeunes dans les forces armées et pour la guerre. Vous pouvez voir notre appel ici.

Site web

Le contenu d'antimili-youth.net, le site web pour le Mouvement d’action pour contrer la militarisation des jeunes, a été amélioré à travers de nouveaux récits, ainsi que des témoignages et interviews de militants des quatre coins du monde. Son contenu, à jour, comporte aussi des éléments visuels, tels que des vidéos et des photographies. Le site est disponible en trois langues : anglais, espagnol et allemand. Néanmoins, du fait de problèmes de capacités et de raisons pratiques, on y retrouve davantage de contenu en anglais.
Le site fonctionne comme centre de ressource en ligne pour les militants ou membres du public en général, qui s’intéressent aux mouvements d’actions contre la militarisation des jeunes. Avec antimili-youth.net, nous voulons maintenir le réseau actif sur les problèmes de militarisation des jeunes à travers le monde, afin de partager des idées et tactiques, tout en communiquant avec le grand public.
 

Réseaux sociaux et publications

Le Programme d’action conte la militarisation des jeunes dispose d'une page Facebook où est partagé le contenu du site antimili-youth.net, ainsi que d'autres sources pertinentes relatives à la militarisation des jeunes et à sa résistance.  Hormis cette page, nous avons créé cette année un groupe Facebook s’appelant "La guerre n'est pas un jeu" dans lequel des activistes sont invités à partager des contenus tirés de leurs travaux et/ou des actualités sur leurs pays respectifs.  Vous pouvez suivre notre page ici, et être membre de notre groupe ici.
Nous avons également instauré cette année un bulletin électronique « Antimili-Youth News », qui partage avec le réseau des histoires sur la militarisation des jeunes dans plusieurs pays.  Pour s'inscrire sur notre liste, veuillez nous contacter à l’adresse suivant : cmoy@wri-irg.org.

Projet à venir et collecte de fonds

Nous travaillons actuellement sur un nouveau projet centré sur la dynamique du genre dans la militarisation des jeunes. Ce projet, pour lequel il faudra convoquer des réunions et développer des ressources, fera le point sur la façon dont la notion du genre est utilisée pour militariser des jeunes personnes à travers le monde. De plus, il explorera les différentes approches sur le genre qui pourraient être utilisées afin contrer cette situation. À cet effet, notre collecte de fonds se poursuit et si nous atteignons nos objectifs, nous envisageons lancer ce projet en début d'été 2017.

Évaluation 

Réalisations

La deuxième semaine de l’action internationale pour contrer la militarisation des jeunes a vu la participation de plusieurs groupes et individus venus de plusieurs pays.
Le site web antimili-youth.net a été conçu à cet effet pour héberger des histoires actuelles et des contributions d’activistes appartenant au réseau.
Pour plus de visibilité de CMoY et de ses domaines d’action sur les réseaux sociaux à travers la page et le groupe.
Pour étendre le réseau à travers l'inscription de nouveaux membres via notre liste d'adresses électroniques et notre bulletin d'informations « Antimili-Youth News ».
En tant que tout nouveau projet de l’IRG mis sur pied l'an dernier, CMoY pourrait avant tout se transformer en un programme indépendant de l’IRG.

Défis

Budget limité et temps réduit pour la coordination du programme. Cela entraîne la réduction des capacités de l'IRG à faire croître le programme grâce à de nouvelles activités.

Programme de non violence

Programmes constructifs

Cette année, une bonne partie du travail pour le programme s’est centrée sur le développement de ressources axées sur le concept de « programmes constructifs », tel qu’inventé par Gandhi. Après avoir publié la seconde édition du Manuel pour les campagnes non-violentes, nous avons ressenti le besoin de matériaux et ressources expliquant la vision du changement social à travers des moyens « constructifs », qui continuent de changer les structures de pouvoir orthodoxes et les formes de violences structurelles. Il s’agit entre autres des coopératives sur les logements, des fiducies foncières, des usines occupées, des terres agricoles occupées, du mouvement Occupy, des jardins communautaires et des collectifs sanitaires radicaux.
Le comité du programme de non-violence a passé du temps à discuter sur cette idée, en rassemblant des études de cas, en esquissant et finalement débattant sur les principes. Nous pensons que c'est un terrain méconnu et inexploré. En juin 2016, nous pensons avoir finalement rassemblé assez de moyens pour commencer le travail de publication. Il sera développé dans le même modèle que le Manuel (ainsi que d'autres publications de l'IRG), avec des personnes que nous inviterons pour écrire les chapitres basés sur leurs propres expériences.

Manuel pour les campagnes de non-violentes

Traductions

Le travail s'est poursuivi cette année pour ce qui est de la multiplication des traductions du Manuel pour les campagnes non violentes. La traduction de la première édition en français a été complétée et est disponible sur le site web.
S’en est suivi la traduction de la deuxième édition en allemand et en turc par un groupe de volontaires. Une fois achevés, ces manuels seront téléchargés sur le site Internet, et seront également disponibles sur la librairie en ligne de l'IRG.

Profiteurs de guerre

War Profiteers News

Le programme continue de publier War Profiteers News, en anglais et en espagnol. Cinq éditions ont été publiées jusque-là depuis le dernier rapport annuel. Le bulletin est un moyen pratique de développer des relations entre membres du réseau et ce d’autant plus, à travers le regroupement de leurs histoires et expériences. Elles sont disponibles sur : https://www.wri-irg.org/publications/war_profiteers

Mettre fin au business de la guerre : Séoul

En octobre 2015, l'IRG et ses amis se sont réunis à Séoul dans le cadre du séminaire visant à « mettre fin au business de la guerre », organisé conjointement par les permanents de l'IRG et notre section coréenne « Monde Sans Guerre ». Le séminaire de deux jours a rassemblé des activistes pour protester contre le profit des guerres sous toutes ses formes. Les militants ont partagé des expériences de campagnes réussies, les tactiques qu’ils utilisent et ont fait ressortir les similitudes de leurs différentes luttes. Après le séminaire, s’est déroulée une formation sur la non-violence menée par des formateurs sud-coréens en préparation d’une manifestation contre le salon de l’armement ADEX.
Comme conséquence directe de « Mettre fin au business de la guerre », s’en est suivi une évaluation plus nuancée du processus de militarisation de la police. Plusieurs intervenants et ateliers ont fait le point sur la question. Nous avons publié un article sur le sujet, intitulé La militarisation de la police est globale, coécrit par Tara Tabassi de la Ligue des résistant/e/s à la guerre et Andrew Dey de l'IRG, paru dans l'édition de février 2016 de War Profiteers News. Nous avons également postulé avec succès au Quaker Peace and Social Witness Peaceworker, et au moment de la rédaction, nous attendions avec impatience la venue de Sarah Robinson qui a rejoint notre cause en septembre 2016. Sarah occupera son temps à la recherche et au développement de ressources décrivant les modes de militarisation des forces de police. Elle répartira équitablement son temps entre l'IRG et la Campagne contre le commerce des armes.

ENAAT & Farnborough

La rencontre annuelle du « Réseau européen contre le commerce des armes (ENAAT) » s'est tenue cette année à Londres avec la participation d'Andrew Dey. Le réseau agit principalement comme système de partage d'informations et de solidarité, mais l’année dernière, il a également embauché un membre du personnel qui œuvre à contrer les développements des travaux dans l'Union Européenne, notamment les aides visant à octroyer des sommes colossales aux compagnies d’armement pour la recherche.
La rencontre a été hébergée par la Campagne d’action contre le commerce des armes, et a coïncidé avec des actions contre le salon aérien de Farnborough (foire comportant beaucoup d’avions de guerre et autres armes militaires).

Formation

Arbi Harnet
En juin 2016, nous avons accueilli une formation et une session stratégique pour le groupe central de la campagne Arbi Harnet, « Freedom Friday » (vendredi libre), qui est un réseau de militants de la diaspora engagés pour des changements sociaux en Érythrée. L'Érythrée est pays fortement militarisé et autoritaire. Arbi Harnet a eu recours à des technologies novatrices, telles que les appels téléphoniques de masse, afin de répandre des informations dans le pays. Plusieurs membres du groupe central pouvaient y prendre part, et nous avions été hébergés par Stellan Vinthagen à l'Université du Massachusetts, avec Matt Meyer qui soutien également cette formation.
Durant la formation, nous avions visité un centre communautaire sur place qui soutenait le mouvement de militants de « l'opposition » au sein du pays. Lors de cette rencontre, nous avons discuté de la formation et de la situation en d'Érythrée.

Travail du futur projet

Site web pour le manuel et les ressources
Nous avons récemment reçu des fonds afin de développer un microsite en faveur du Manuel pour les campagnes de non-violence. Doté d’un nouveau contenu (comprenant les programmes constructifs, voir ci-dessus), ce site est provisoirement appelé « Manuel de résistance non-violente » et constituera une ressource bien plus pratique et accessible que le format actuel, qui se parcourt difficilement et qui est assez inintéressant. Il y aura également une rubrique qui permettra aux utilisateurs de partager des nouveaux contenus, de nouvelles histoires et nouvelles méthodes basées sur leurs propres campagnes et activismes non violents. Nous comptons lancer le travail sur cette ressource en automne 2016 une fois le principal travail sur l'IRG achevé.

Collecte de fonds

L'année dernière, nous avons souscrit avec succès aux dons :
du Réseau de changement social
de la Andrew Wainwright Reform Trust.
Nous avons également bénéficié de l’aide généreuse des antimilitaristes d'Espagne, qui ont réuni la somme de 4000 euros tirés de leurs contributions dans le cadre du programme.

Evaluation

Réalisations

Quelques projets de travail passionnants se déroulent au sein du Programme sur la non-violence, il s’agit entre autres de travaux sur les programmes constructifs et sur la militarisation de la police, deux domaines où nous mettrons plus d'accent à l’avenir.

À travers le séminaire « Mettre fin au business de la guerre » et War Profiteers News, nous avons développé des liens plus forts avec des militants contre le commerce des armes de différentes régions.

Plusieurs opportunités de financement se sont présentés à nous, bien que toujours sporadiques et ne couvrant pas tous les coûts principaux. Nous avons postulé avec succès à un autre QPSW Peaceworker (programme social de travailleurs Quakers).

Défis
La collecte de fonds pour le programme, bien qu’étant plus prometteuse en 2016 comparée aux années antérieures, reste toutefois un défi. Il va de soi que chaque minute gâchée à lever des fonds est un instant précieux perdu, qui aurait pu servir ailleurs. 

Programme du droit au refus de tuer

  1. Activités du programme

Travailler avec les pays et les mouvements régionaux

Bolivie

Nous avons pris attache avec un nouvel Objecteur de Conscience (OC) en Bolivie, José Miguel Orías, dont le désir d'être reconnu comme OC lui a valu d’être jugé par la cour constitutionnelle bolivienne ; comme prévu, le tribunal a statué contre lui, invoquant l'absence de réglementation relative à ce droit dans la constitution bolivienne. Nous bénéficions aujourd'hui de l’appui juridique de Droits en actions (Derechos en acción) en Bolivie afin de lever les fonds nécessaires au transfert de l'affaire à la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH). En cas de succès, cela représenterait une énorme opportunité qui permettrait de créer un nouveau précédent, mettant ainsi à jour le point de vue de la CIDH concernant la question.

Europe de l'Est

Notre projet d'appui aux OC d'Europe de l'Est est fonctionnel et en cours de développement, mais les ressources webographiques des OC d'Ukraine, de Russie et de Lituanie ont été retardés. Le site web sera lancé plus tard au courant de l’année. En mars de cette année, il a été annoncé que la conscription qui avait été réintroduite en Lituanie en 2015, et qui était initialement prévue pour 5 ans, allait devenir permanente.

Rwanda

Depuis décembre 2014, un activiste Rwandais a interviewé des anciens combattants Rwandais de la diaspora, dans l'optique de produire un rapport centré sur les difficultés à quitter les forces armées. Les premiers résultats de cette étude seront prêts à être publiés cette année. Les premiers témoignages directs nous viennent des soldats qui ont du faire face aux problèmes de désertion de l'armée.
En plus de sensibiliser, ce rapport pourrait être utilisé pour négocier avec le gouvernement rwandais par le biais de partenaires.

Thaïlande

Il n’existe aucun service civil, ni aucune reconnaissance des OC en Thaïlande. En 2015, un OC a publiquement manifesté son refus; il devra bientôt comparaitre à la barre. Hannah, membre de l'IRG, se rendra en Thaïlande en novembre 2016, accompagnée des deux OC Coréens Jungmin Choi et Yong-suk Lee. Nous en apprendrons davantage sur la situation.
Nous espérons également rencontrer la Thaï transgendre Alliance (Association des transgenres thaïlandais), qui milite en faveur des femmes transsexuelles qui doivent répondre au service militaire de leur pays, et aussi d'autres militants de la paix, et d'autres adeptes de la non-violence en Thaïlande.

CONCODOC

Nous sommes très excités face à la perspective de relancer le site de l'IRG en automne 2016. L’amélioration de la présentation et de l’accessibilité du site facilitera la souscription aux rubriques sur l'actualité et l’action des OC, le suivi de l'IRG sur les réseaux sociaux et l’accès à nos ressources. Suivant notre accord de l'année dernière avec le Mouvement International pour la Réconciliation relatif à l'utilisation de leur rapports d'examen périodique universels pour mettre à jour le Conscription and Conscientious Objection Documentation (CONCODOC) de l'IRG, nous avons d’ores et déjà mis à jour l'Autriche, le Kirghizistan et le Singapour, et il en sera de même pour les autres pays, qui seront mis à jour progressivement. Sur notre nouveau site web, CONCODOC sera plus interactif, avec une cartographie bien colorée et des liens plus clairs vers les groupes d’OC de différents pays.

L’objection de conscience: un compagnon pratique pour les mouvements 


L’objection de conscience: un compagnon pratique pour les mouvements est un livre publié en octobre 2016. On y retrouve les contributions des activistes de divers mouvements et pays appartenant au vaste réseau de l'IRG. Il est disponible en ligne gratuitement, mais aussi en vente dans nos bibliothèques en ligne.
Le livre présente les différentes stratégies et motivations de l'OC, avec pour principaux thèmes le genre et le militarisme. Grâce à une campagne de financement participatif, nous avons pu envoyer des livres gratuitement à de nombreux OC à travers le monde. Nous avons reçu des commentaires très positifs de la part de nombreux militants, qui ont apprécié la portée et la pertinence du livre, l’entendement croisé de l'analyse et le caractère diversifié des expériences explorées.
Nous cordonnons actuellement la traduction de ce livre en espagnol qui sera publié cette année, et les traductions en thaïlandais et en coréen (via Monde Sans Guerre) paraitront en 2017.
Si vous êtes intéressé par la traduction de ce document dans votre langue, veuillez envoyer un courriel à l’adresse suivante : hannah@wri-irg.org

Événements

Journée des Prisonniers et prisonnières pour la Paix
La Journée des Prisonniers et Prisonnières pour la Paix qui se déroule chaque 1er décembre, est marquée par les nombreuses lettres en provenance du monde entier qui sont adressées aux OC et autres activistes pacifistes emprisonnés. Comme d'habitude, nous avons produit une liste des Prisonniers pour la paix; qui contient les informations et les coordonnées relatives à ces prisonniers. Cette liste des prisonniers pour la paix qui est constamment mise à jour et maintenue sur notre site web à travers ce lien : http://www.wri-irg.org/inprison
Nous avons également envoyé une version papier de cette liste, grâce à l'appel de fonds de novembre.
Cette année, le Finlandais Visa Savolainen a publié un article sur 1 l'importance des multiples cartes de solidarité qu'il a reçu lors de la Journée des prisonniers et prisonnières pour la paix durant la période où il était assigné à résidence en Finlande. Lisez-le en cliquant sur ce lien : http://www.wri-irg.org/en/PfP-day-cards

Journée internationale des Objecteurs de Conscience

Depuis le 15 mai 1985, la journée internationale des Objecteurs de Conscience marque l'occasion de rendre hommage aux personnes qui ont et qui continuent de résister à la guerre, notamment en refusant de rejoindre l’armée. En 2016, des actions ont été menées entre autres en Allemagne, en Corée du Sud, en Angleterre, en Turquie et au Venezuela.
Lors de la nouvelle campagne #SoyCivilNoMilitar au Venezuela, un événement a été organisé, au cours duquel 43 nouvelles personnes ont déclaré leur objection de conscience à l’encontre du militarisme ! Vous pouvez en savoir davantage sur cette campagne en lisant leur magazine.


En Turquie, l'Association des objecteurs de conscience Vicdani Ret, a travaillé avec Tahir Elçi City Forest Coordination pour organiser un séminaire et des manifestations à Amed (Diyarbikir), sous le slogan « Nous ne laisserons pas Amed se transformer en une ville de garnison ». Quatre nouveaux Objecteurs de Conscience ont publiquement déclaré leur refus, mais la police les a empêchés d'aller planter des arbres dans la forêt de la ville de Tahir Elci comme ils l'avaient prévu. Vous pouvez lire le rapport ici, et vous pouvez également y voir la vidéo !

En Corée l'association Monde sans Guerre a organisé une randonnée à vélo pour dénoncer l'emprisonnent de plus de 700 jeunes Coréens ayant refusé le service militaire.
En Allemagne et en Angleterre, certains groupes ont organisé des événements à l’échelle locale pour sensibiliser les populations sur l'expérience des Objecteurs de Conscience, aussi bien passée qu’actuelle. Dans les deux villes anglaises, Leicester et Carlisle, deux nouvelles statues ont été érigées en souvenir des objecteurs de conscience.
Non loin de la rue guerilla de Londres, des activistes du Haringey First World War Peace Forum ont collé des affiches dans les rues où vivaient les OC lors de la Première Guerre Mondiale. 350 des 20 000 Objecteurs de conscience Anglais vivaient dans le nord de Londres.
Bien d'autres sont soutenus sur les réseaux sociaux via le hashtag #COday. Vous trouverez plus de photos des différentes actions ici.

Publications

Le bulletin d'information CO-Update est publié tous les deux ou trois mois. Il demeure à ce jour le seul bulletin d'information à caractère international qui traite des questions d'objection de conscience aux services et recrutements militaires, et qui recouvre diverses motivations.
Le système CO-Alert est toujours actif mais est de moins en moins utilisé comparé aux années précédentes. Cela est en partie dû aux changements qui se sont avérés dans certains États où les OC sont moins susceptibles d'être emprisonnés.
L'OC Israélien, Tair Kaminer, nous a confié que le fait de recevoir des dizaines de messages lorsqu’il était en prison représentait une grande aide pour surmonter le cycle infernal d'emprisonnement, de libération et de convocations répétitives en Israël. Nous avions partagé les coordonnées de Tair dans CO-Alert, ce qui avait incité les sympathisants à lui écrire.

Recrutement

Hannah Brock travaille quatre jours par semaine pour le programme du Droit au Refus de Tuer. Semih Sapmaz travaille lui, en freelance pour ce programme.

Comité du programme du Droit au Refus de Tuer (RRTK)

Les membres du comité du programme du Droit au Refus de Tuer continuent d'être en contact régulier.
Le comité du RRTK est actuellement composé de Merve Arkun (Vicdani Ret Derneği - l'Association des Objecteurs de Conscience de Turquie), de Rachel Brett (Bureau du Quaker auprès des Nations Unis, Genève), d’Igor Seke (de la Serbie, vit actuellement au Mexique), de Sergeiy Sandler (Nouveau Profil, Israël) instigateur du comité, d’Hannah Brock et de Semih Sapmaz qui travaillent sur le programme du Droit au Refus de Tuer (RRTK)

Financement

Nous somme très reconnaissant envers la Joseph Rowntree Charitable Trust pour son soutien sans faille. Cette année, notre subvention a été renouvelée, donc nous recevrons le financement de cette fondation jusqu'en 2020. En plus de cette subvention clé, nous recherchons des financements pour des projets bien spécifiques.

Évaluation

Réalisations

Nous continuons de prendre contact avec de nouveaux objecteurs de conscience dans divers pays. Beaucoup d'entre eux nous retrouvent, grâce à notre site web ou grâce au bouche à oreille.

La journée internationale des objecteurs de conscience a eu plus d'intérêt cette année qu’au cours des années précédentes. De nos jours, elle demeure une journée essentielle qui permet aux militants de sensibiliser le public sur l'objection de conscience.

Réseaux : nous partageons des informations et des contacts avec les autres groupes internationaux qui soutiennent l'Objection de Conscience, parmi lesquels Forum 18, le Bureau du Quaker auprès des Nations Unies, Connection e.V. et le Bureau Européen pour l’Objection de Conscience. De cette façon, nous bénéficions du travail et de l'expertise des autres, et vice versa.

Défis

L'intérêt en ce qui concerne nos travaux vers le public, à travers les abonnements à CO-Update et CO-Alert, est resté stationnaire depuis de nombreuses années. Nous espérons que grâce à une meilleure gestion des réseaux sociaux, et à notre nouveau site web, nous pourrons susciter davantage d'intérêt chez les personnes. Cela rendra plus efficace le programme de solidarité de l'IRG pour les objecteurs de conscience.

Avec plus d'espace dans les bureaux, nous pourrions faire plus pour soutenir les objecteurs de conscience ! Avoir un rôle à temps plein signifie que nous serions limités dans les mouvements des pays avec lesquels nous pourrions travailler et dans le soutien que nous pourrions leur fournir. Cela a été un défi constant depuis le début du programme.

WRI dans les régions

Réseau panafricain de non-violence et de réconciliation (PANPEN)

Un rapport distinct sera envoyé par le réseau panafricain de non-violence et de réconciliation.

Réseau antimilitaire d'Amérique latine et des Caraïbes (RAMALC, en Espagne)


Cette dernière année marque un tournant décisif pour le réseau RAMALC. Après plusieurs années de collaboration principalement marquées par une déclaration conjointe et par l'usage d'une liste permettant le partage des informations entre les membres du RAMALC, le réseau s'est renforcé grâce à trois principales activités: (1) une assemblée régionale à Mexico sur le thème des stratégies de non-violence, de peur, de protection et de communication. (2)La publication du premier numéro du journal de RAMALC "Rompiendo Filas". (3) Le lancement du site web http://ramalc.org. Au cours de cette période, une autre avancée importante fut l'adhésion au réseau d'un membre de Cuba, ce qui a permis d’étendre le réseau à davantage de pays dans la région.

Assemblée régionale annuelle

En réponse à la violence extrême et à la haute répression des mouvements sociaux dans la région, les membres du RAMALC ont décidé qu'il était important de tenir une formation qui permettrait de voir le rôle qu'une approche non violente et antimilitariste pourrait avoir dans la région, en particulier dans des cas de violences extrêmes ,comme c'est le cas au Mexique. La recherche des stratégies de non-violence dans ces contextes tout comme le partage d'outils, de compétences, d'expérience, sur la façon de travailler avec la peur et sur la protection, et sur l’adoption de mesures de solidarités face aux luttes locales, tels étaient les objectifs principaux de l'assemblée.
La ville de Mexico a été le lieu choisi pour la formation régionale de RAMALC. L'événement était organisé en collaboration avec SERAPAZ et abrité par le musée de la Memoria Indómita tout comme les communautés Huitzizilapan et Xochicuautla ayant résisté à la construction d'une autoroute qui allait détruire leurs forêts et ainsi changer extrêmement leur existence. Les organisations mexicaines qui facilitaient les sessions au cours de la formation sont : Serpaj (pour les stratégies non violentes), Peace Brigades International (la protection) et Aluna (la peur). Le dernier jour RAMALC a rejoint la marche, en commémoration de l'anniversaire de la mort des étudiants d’Ayotzinapa. L'assemblée a aussi formulé des hommages aux Huitzizilapana et Xochicuautla, à Ayotzinapa, ainsi qu’à tous les disparus de Mexico.
En ce moment, RAMALC programme sa prochaine assemblée annuelle, qui aura lieu à Asunción, au Paraguay, sous le thème : stratégies non-violentes pour contrer la militarisation des Hommes et territoires d'Amérique latine et des caraïbes. Cette assemblée continuera de renforcer le réseau avec pour objectif spécifique d'acquérir de nouveaux membres du cône sud de l'Amérique latine.

Rompiendo Filas

Cette année a été marquée par le lancement du premier numéro de Rompiendo Filas le magazine de RAMALC. Après plusieurs essais de publication du réseau, nous sommes parvenus à créer un magazine. La première parution contient une vaste sélection de thèmes et de formats de texte y compris des anecdotes, des essais, des interviews, etc. Rompiendo Filas est la voix du réseau et le lieu de dialogue en matière de non-violence et d'antimilitarisme dans la région, comblant ainsi un fossé important au sein des publications des mouvements sociaux. Le numéro était disponible en PDF et a été lancé dans plusieurs pays où l'on retrouve des membres du réseau. En même temps, nous travaillons sur le deuxième numéro qui mettra l'accent sur la militarisation des personnes et des territoires afin d'être prêts pour l'assemblée du Paraguay.

Ramalc.org

Enfin le réseau à un site web http://ramalc.org à partir duquel les membres peuvent obtenir de nouvelles informations et télécharger Rompiendo Filas. L'amélioration du site est en cours et nous espérons qu'il apportera plus de visibilité au réseau et deviendra le lieu pour les personnes n’en faisant pas partie de s'informer sur ses activités. Si vous consultez le site vous y trouverez également des vidéos et des enregistrements radio. L'objectif est d'augmenter lentement le nombre de publications sur le site, donc prêtez y attention !

Représentation

Les membres du RAMALC continuent d’être représentés aux événements de l’IRG. Lexys Rendon du Venezuela était présente du conseil de la Corée du sud où elle a présenté l'impact des industries extractives sur la vie des communautés locales d'Amérique latine. Lexys tout comme Igor Seke sont membres du conseil de l’IRG.
Espérons qu'avoir un RAMALC plus fort sera un facteur d’accroissement des opportunités de collaboration avec les membres de l’IRG d'autres régions.

Le réseau régional de l'est de la méditerranée.

Au cours des derniers mois, le réseau de l'Est de la Méditerranée a recouvré de l'énergie.
En mars, le réseau a fait une déclaration conjointe, critiquant les réponses militaires dans des zones de crises, et soutenant les objecteurs de conscience emprisonnés.
En plus, la liste de diffusion a activement été utilisée pour enrayer la persécution des objecteurs de conscience, et améliorer nos campagnes. Ces mises au point étaient aussi utilisées pour des appels à la solidarité et se sont déroulées avec une participation active.
À titre d'exemple, la #refuse2occupy campaign (campagne de refus d'occupation), a commencé par Mesarvot en tant que campagne de presse sociale en soutien aux objecteurs de conscience israéliens, a été développée par le réseau de solidarité à Athènes, et par une conférence de presse programmée à Chypre (annulée heureusement grâce à la libération de Tair Kaminer).
Autour du coup d'état militaire de Turquie, des mises au point et déclarations envoyées au réseau ont été particulièrement précieuses et constituaient des informations de sources sûres, de même qu’une analyse radicale antimilitariste.

Réseau Européen Antimilitariste

Non à l’OTAN

En octobre 2015, les militants de Trident Ploughshares au Royaume-Uni et d’Ofog en Suède ont voyagés au sud de l'Espagne, sur invitation d’AA.MOC afin de participer aux actions menées contre Trident Juncture, des exercices militaires de l’Otan qui ont eu lieu dans toute l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Trident Juncture fut qualifié de "plus important exercice de l’Otan depuis la fin de la guerre froide”1. Lisez le rapport d’Angie Zelter ici.


Plus tôt dans le mois, un group d'antimilitaristes a bloqué des tanks destinés à être utilisés dans Trident Juncture. Deux militants ont dévoilés des bannières portant les mots « La guerre s'arrête ici » et « désolé pour la gêne : nous entravons les préparatifs de guerre », quatre autres membres se sont enchainés avec des tubes de blocage sur la trajectoire de deux tanks Danish Leopard stationnés pour être transportés sur le site de manœuvre principal de San Gregorio (Saragosse). Six personnes ont été arrêtées, puis relâchés avec amendes.

Burghfield, Juin.

En juin 2016, les militant/e/s d’AKL et Women for peace de Finlande, Agir pour la paix de la Belgique et DFG-VK en Allemagne (membres d’Ofog de Suède étaient supposés arriver, mais ont été retardés) ont voyagés jusqu'à Burghfield, dans une usine d'armes nucléaires au sud de l'Angleterre, pour prendre part à une action d’une durée d’un mois et appelée Trident Ploughshares.


Un blocus s'est mis en place le 6 juin, et s’est incroyablement maintenu jusqu’à la fin de la semaine suivante. Trois Finlandais ont été arrêtés, et n'ayant pas assisté à la cour d'appel le mois suivant, le mandat de leur mise en captivité était épuisé lorsqu’ils sont rentrés au Royaume-Uni.
Une autre action plus tard en juin a créé des perturbations à Burghfield tout au long du mois - regardez une vidéo ici.
Le réseau cherche des moyens de communiquer plus régulièrement et de prendre part aux actions des uns et des autres plus efficacement. Nous cherchons à introduire plus de groupes de différents pays d'Europe, et regardons vers l'avant pour unir nos actions dans le futur contre la guerre.
Beaucoup de membres du réseau continuent d'utiliser le slogan La guerre commence ici, et d'autres groupes antimilitaristes hors du réseau l'utilisent aussi.

COP21

Bien que ce ne soit pas un événement de la totalité des composants du réseau, plusieurs membres de l’IRG enregistrés depuis l’Europe étaient présents à la mobilisation autour des négociations sur les changements climatiques à la COP21, qui s’est déroulé à Paris, en décembre 2015.

ENAAT

La réunion annuelle du réseau européen contre le commerce des armes (ENAAT) s'est tenue à Londres, en juillet 2016. Andrew Dey, membre du personnel de l’IRG y a participé, tout comme plusieurs adhérents de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Suisse. ENAAT a eu des financements pour les ses salariés cette année, ce qui leur permet de travailler en collaboration, en particulier sur des changements au sein de l'UE pour le financement de la recherche par le commerce des armes.

IRG à l'est, au sud et au sud-est de l’Asie.

En octobre de l'année dernière, s'est tenue une réunion du conseil de l’IRG à Séoul, avant le séminaire international des affaires de Stopper la guerre et des actions qui ont été co-hébergées en Corée du Sud par notre adhérent World Without War (WWW). Krishnakant Chauhan de l'Inde et Subhash Kattel du Népal étaient présents. Subhash a co-facilité un atelier sur un programme constructif au séminaire international. Au cours de la réunion du conseil, deux nouveaux adhérents du Népal ont été acceptés : Community Self-Reliance Centre (CSRC) et National Land Rights Forum (NLRF). Le travail avec Netiwit Chotiphatphaisal, les nouveaux objecteurs de conscience thaïs, qui font partie d'un groupe appelé "New Thai People" est aussi en cours. Le bureau de l’IRG de Londres et WWW de Corée (qui sont les plus proches voisins du réseau de l’IRG) rendront visite à ce groupe à la mi-novembre et discuteront sur la manière de rester solidaire et de se soutenir mutuellement. Nous regardons de l’avant pour atteindre nos objectifs et espérons que ce sera une chance d'élargir notre cercle, en particulier en Asie, et de travailler de près ensemble.

IRG en Océanie et en Australie.

L’IRG a une section en Australie, et compte un membre à l'Ouest de la Papouasie. Un article a été soumis à la seconde édition du Manuel pour les campagnes non-violentes concernant la résistance non-violente à l'occupation indonésienne de la Papouasie occidentale. Grâce à l'initiative de la campagne contre les profiteurs de guerre nous avons aussi eu des contacts en Australie et en Nouvelle Zélande. Deux groupes y résistent au commerce d'armes dans leurs villes locales, et sont présents à de nombreuses reprises dans les nouvelles sur les profiteurs de guerre.

IRG en Amérique du Nord

Un rapport distinct de l’IRG sera envoyé en Amérique du Nord.

Publications

Un rapport distinct de l’IRG sera envoyé pour l’Amérique du Nord.
Toutes les publications de l'IRG en ligne pourront être consultées sur notre site web.
Nous avons élaboré un « guide pour la rédaction » simple sur le site afin d'encourager les gens à envisager de proposer des idées pour des témoignages dans nos publications. Cela est disponible à l'adresse suivante : /en/Writing-for-WRI (allemand, espagnol, français)

Séries de publications

  1. Le fusil brisé

Le Fusil brisé est le bulletin principal de l'IRG, publié en anglais, espagnol, allemand et français. Il est disponible en ligne, généralement avec une version PDF téléchargeable, et envoyé comme bulletin électronique.
Les permanents de Londres se servent parfois du Fusil brisé lorsqu’ils voyagent ou quand ils participent à des évènements. Nous utilisons la plate-forme de publication numérique Issuu pour publier la version PDF de ce « magazine », ce qui facilite énormément sa lecture sur des tablettes, ordinateurs portables et lecteurs numériques, de même que son intégration sur le site. Vous pouvez vous inscrire gratuitement, ainsi que lire les numéros précédents de ce magazine dans les quatre langues de publication grâce au lien suivant : https://issuu.com/warresistersintDepuis le mois d'août 2015, les numéros suivants ont été publiés :
décembre 2015: Mettre fin au commerce des armes
mai 2016: Antimilitarisme et changement climatique

Histoires des résistant(e)s à la guerre

Histoires des résistant/e/s à la guerre est un petit bulletin mensuel de nouvelles du réseau IRG. Chaque mois, il contient cinq histoires provenant à la fois du bureau et du réseau IRG. Il est conçu pour présenter aux gens, de manière brève et engagée, les faits saillants des activités récentes, ainsi que de les diriger vers les événements à venir.

CO-Update

CO-Update, produit en anglais, est un bulletin électronique relatif au programme du Droit au refus de tuer (RRTK). Depuis l'été 2012, il est parait tous les deux mois. Il contient des mises aussi bien relatives à la mise à jour sur l'Objection de conscience et la conscription dans le monde qu’aux nouvelles concernant l'activité du programme RTKT

CO-Alert

L'IRG a mis sur pied un système électronique en juillet 2001 pour alerter les abonnés sur l’emprisonnement et autres difficultés auxquelles les objecteurs font face. Depuis lors, des centaines d'appels urgents ont été envoyés. Ce système d’alertes a été intégré dans la base de données de l'Objection de conscience de l'IRG, et est désormais totalement administré par le site web de l’IRG. CO-Alert est une liste de diffusion uniquement en anglais, bien que certaines alertes soient disponibles sur le site web de l'IRG dans d'autres langues. Merci d'encourager le plus grand nombre de personnes possible à se joindre à cette liste avec le lien suivant : http://lists.wri-irg.org/sympa/info/co-alert

War Profiteers News

War Profiteers News est un bulletin électronique bimensuel publié en anglais et en espagnol. Il a été un outil important de transmission des informations sur les questions liées aux profiteurs de guerre pour un large éventail de groupes et de membres. Il facilite la mise en réseau des groupes de travail sur les profiteurs de guerre.

Réseaux sociaux

Nous continuons d'étendre notre travail concernant les réseaux sociaux. Notre objectif est de poster des informations sur Facebook une fois par jour, sur Twitter aussi régulièrement que possible, et également sur d'autres réseaux (comme Diaspora). Nous avons essayé de régulièrement publier à nouveau sur Twitter les informations fournies par les groupes affiliés à l'IRG.

Facebook

Retrouvez-nous à l'adresse suivante : http://www.facebook.com/pages/War-Resisters-International/116749965016853. Nous avons à présent plus de 4 000 abonnés. Nos messages les plus populaires cette année concernaient l'Objection de Conscience (CO) en Israël, les événements de la Journée de l'Objection de Conscience en Corée du Sud, et les conducteurs de métro au Royaume-Uni refusant d'acheminer par bateaux des munitions pour l'invasion de l'Irak

Twitter

Retrouvez-nous à l'adresse suivante : https://twitter.com/warresistersint. Nous avons à présent plus de 3 400 abonnés. Vous pouvez utiliser cette liste pour consulter les informations postées sur Twitter par des groupes affiliés à l'IRG.

Livres

  1. Manuel pour les campagnes non-violentes

Cette année, les travaux sur la traduction du Manuel ont été mis au point. Les bénévoles en Allemagne ont presque terminé la traduction en allemand, et la traduction en turc est quasiment achevée. Avant son décès, Abraham traduisait la deuxième édition en tigrinya. Comme suite à cet évènement malheureux, sa femme a continué ce travail.
La traduction en français de la première édition a également été achevée, et le travail de conception est effectué par l'équipe de l'IRG pour la distribution de ces travaux au cours de l'année.

Objection de conscience: Compagnon pratique pour les mouvements

Objection de conscience: Compagnon pratique pour les mouvements a été publié en octobre 2015, après une collecte massive des fonds nécessaires. La traduction en espagnole est presque terminée, la traduction en thaïlandais et en coréen sera publiée en ligne (et la version imprimée de la traduction en coréen sera également disponible) l'année prochaine.

Déclarations et communiqués de presse

Depuis le dernier rapport annuel, l'International des résistants à la guerre a publié une déclaration condamnant l'assassinat de Tahir Elçi, défenseur des Droits de l'Homme, en Turquie.

Campagne: la Turquie met fin au cycle de violence

Au printemps 2016, l'IRG a lancé une nouvelle campagne axée sur le cycle d'intensification des violences en Turquie. Cette campagne, réponse aux demandes des militants de l'IRG en Turquie, est coordonnée par un groupe de membres de l'IRG basés en Europe et en Turquie. Les activités, gérées en collaboration avec Connection e.V. (réseau international des objecteurs de conscience) de l'Allemagne, comprennent une visite de la délégation au Sud-Est de la Turquie, une pétition adressée à l'UE, et un voyage de sensibilisation en Europe effectué par deux défenseurs des Droits de l'Homme en provenance de Turquie. L’IRG travaille actuellement sur de nouvelles activités qui se dérouleront en 2017 et poursuit sa campagne visant à arrêter le cycle de la violence en Turquie.

Délégation internationale à Diyarbakır et Cizre

Dans le cadre de la campagne, une délégation internationale de militants pour la paix et de défenseurs des Droits de l'Homme a effectué une visite au Sud-Est de la Turquie du 25 au 30 avril 2016. Le groupe, constitué de sept militants issus d'Autriche, d'Allemagne, d'Espagne, de Suède et de Turquie, s’est rendu à Diyarbakir, Cizre et dans les villes environnantes touchées par les couvre-feux et les conflits armés qui sévissent depuis août 2015. Voir les profils des membres de la délégation ici.
Lors de leur visite, les membres de la délégation ont rencontré des fonctionnaires, y compris l’adjoint au maire de Diyarbakir, et ont eu des entretiens avec de nombreuses organisations de la société civile de la région. Après leur visite, les membres de la délégation ont également publié un rapport contenant leurs observations, à consulter : ici.

Voyage de sensibilisation réussi


Turquie : Au cours du second semestre du mois de juin, deux représentants des organisations turques des Droits de l'Homme (Coşkun Üsterci, membre exécutif de la Fondation des Droits de l'Homme et Gamze Yalçın, membre exécutif de l'association des Droits de l'Homme) se sont rendus à Genève, Vienne, Bruxelles et Strasbourg. Ils ont rencontré des experts de haut niveau en matière de Droits de l'Homme venus des Nations unies, de l'OSCE, du Conseil européen, du Parlement européen et de la Commission européenne. Outre un échange d'informations, ils ont eu des discussions concrètes sur les possibilités des organisations turques des Droits de l'Homme afin de coopérer plus étroitement avec les institutions européennes.

Appels lancés à l'Union européenne et à l’Allemagne

En plus de l'organisation des visites de délégations, l'Internationale des résistant/e/s à la guerre a également lancé, au nom de l'Union européenne, une pétition en ligne adressée à Federica Mogherini, Haut représentant des Affaires étrangères de l’UE. La pétition, lancée en mars 2016, exhortait l'UE à ne pas négliger la situation qui prévaut en Turquie, et à prendre des mesures concernant l'intensification des violences dans ce pays. Vus les développements récents et l'évolution du contexte qui prévaut en Turquie, l'appel a pris fin en septembre 2016 avec plus de 1 400 signatures posées au bureau de Madame Mogherini.
Hormis la pétition adressée à l'UE, Connection e.V (réseau international des objecteurs de conscience) et Bund fur Soziale Verteidigung (association à caractère humanitaire) de l'Allemagne ont adressé une autre pétition aux autorités allemandes. Parallèlement à la pétition internationale, elle a également pris fin en 2016.

Prochaines étapes de nos activités en Turquie

L'Internationale des résistant/e/s à la guerre et certaines de ses filiales envisagent de nouvelles activités qui vont meubler l'année 2017. Au milieu du mois de septembre dernier, un petit groupe de membres de l'IRG a rencontré des organisations en Turquie pour discuter des méthodes adaptées à employer pour les soutenir dans leur immense tâche au vu de la situation tendue qui prévaut actuellement. Dans l'optique de suivre les mises à jour, veuillez vous abonner à l'adresse info@wri-irg.org pour recevoir les informations du mensuel de l'IRG.

Finances et collecte de fonds

Depuis la dernière réunion du conseil à Séoul, la situation financière de l'IRG a été plus ou moins stable. Nous enregistrons d'énormes progrès dans notre collecte de fonds, mais leurs implications à long terme sont quelque peu décevantes. Actuellement, la situation financière est presque satisfaisante, mais les perspectives à venir restent préoccupantes.
L'IRG a bouclé l'année 2015 avec un excédent minimal de 2 445 £, et le premier semestre de l'année 2016 avec un excédent de 7 265 £.1 Le total de nos réserves disponibles se chiffre actuellement à près de 81 000 £. Une répartition détaillée de nos revenus, dépenses, actifs et passifs ainsi que le projet de budget pour le compte de l'année 2017 seront présentés lors de la réunion du conseil.
En 2016, nous avons jusqu'ici enregistré quelques avancées relatives à notre dispositif de collecte des fonds (malgré les difficultés habituelles). En 2016, le programme de « Non-violence » a obtenu le financement de plusieurs activités. Les faits particulièrement marquants sont la subvention de 9 000 £ reçue du Réseau pour le changement social et le don d'environ 4 500 € reçu à la fin de 2015 des taxes perçues par les antimilitaristes du Pays Basque qui nous ont été transférés par le groupe antimilitariste KEM-MOC affilié à l'IRG. Néanmoins, les fonds mobilisés pour les activités du programme de cette année sont encore plus minimes que les dépenses annuelles du programme, et les perspectives pour l’année 2017 sont, de fait, moins optimistes que celles de l'année en cours.
Actuellement, nous attendons de la part du Réseau pour le changement social un financement qui accompagnera notre équipe engagée dans lutte pour contrer la militarisation des jeunes pour le compte de l'année 2017 (le Réseau pour le changement social ne finance généralement pas le même projet deux années de suite). En effet, aucun financement pour l'équipe engagée dans la lutte pour contrer la militarisation des jeunes n'a été obtenu pour l'année 2016, du moins jusqu'ici.
Le financement pour le programme de l'IRG intitulé « droit au refus de tuer » provient principalement d'une subvention accordée par la fondation « Joseph Rowntree Charitable Trust (JRCT) ». Depuis 2001, nous recevons cette subvention, et nous l'avons tout récemment renouvelée avec succès pour trois ans (jusqu'en début 2020). On peut difficilement majorer l'importance de cette subvention pour les travaux du bureau de l'IRG et ses programmes. Au-delà du soutien direct qu'elle apporte au programme « Droit au refus de tuer », cette subvention nous a également permis de maintenir un pôle de stabilité dans notre travail, du moins, elle nous met à l'abri d'un éventuel effondrement financier soudain et total. En outre, notre succès dans l'obtention de ce financement pour toute cette période n'est pas dû au hasard. Il a beaucoup à voir avec le fait que nous partageons la vision politique et éthique des membres du JRCT. Et pourtant, l'importance de cette subvention pour la stabilité financière (concernant la survie) de notre bureau et de ses programmes démontre également combien notre situation financière est fragilisée. Si, pour des raisons quelconques, nous perdons cette source de financement, alors nous assisterons à une détérioration de nos perspectives financières.
Tout cela met en relief l’urgence cruciale de la source de revenu qui est entièrement à notre disposition, à savoir les cotisations des groupes affiliés à l’IRG et les dons des sponsors particuliers. En d'autres termes vous. En clair, le bureau de l'IRG est un organe du réseau IRG; il existe pour vous et compte sur vous pour l'accomplissement de son travail et pour les ressources qui accompagneront ce travail. Cela inclut non seulement votre contribution financière directe, à savoir des versements d’adhésions et des dons, mais aussi votre implication en tant que bénévoles, et pour les informations que nous partageons tous entre nous. Même si nous parvenons à obtenir toutes les ressources financières nécessaires grâce à un financement par subvention (et cela ne sera pas possible sans un bagage de connaissances et le travail des bénévoles du réseau IRG en général), l'aide financière apportée par nos groupes affiliés et nos donateurs particuliers reste toujours un filet de sécurité d'une importance capitale qui nous permet de maintenir l'indépendance politique vis-à-vis de nos bailleurs de fonds et d'explorer et développer de nouvelles directions dans notre travail. Plus nous recevons de vous une aide financière, plus le bureau de l'IRG fournit davantage d'efforts dans l'accomplissement de sa tâche qui inclut parfois un travail impopulaire et désintéressé reflétant les priorités que nous nous sommes tous fixés en tant que réseau international.

Perspectives pour l'année à venir

Quelles sont les perspectives futures de l'IRG ? Les groupes affiliés à l'IRG et son bureau continueront d'œuvrer, à l'échelle mondiale, pour la construction de la paix et pour lutter contre la militarisation sur toutes ses formes. En guise d'illustration, le projet sur la non-violence élabore un nouveau livre concernant les programmes constructifs ; le programme « Droit au refus de tuer » travaillera sur l'objection de conscience en Thaïlande ; l'équipe engagée dans la lutte pour contrer la militarisation des jeunes coordonnera, en novembre prochain, une action qui durera trois semaines. Par ailleurs, le bureau de l'IRG accueillera un nouveau défenseur de la paix en la personne de Sarah Robinson. Celle-ci travaillera en synergie avec l'IRG et l'organisation Campaign Against the Arms Trade (Campagne contre le commerce des armes) sur le projet relatif à la militarisation de la police. Les groupes affiliés à l'IRG poursuivront leur importante tâche qui consiste à résister à la guerre, à soutenir les objecteurs de conscience (CO), à lutter contre le recrutement des militaires, à mettre fin au commerce des armes, à renforcer les capacités de non-violence et à chercher des solutions nécessaires à la construction d'un avenir sûr et pacifique.
Lors de notre réunion du conseil en octobre, le débat sera axé sur les prochaines étapes de l'IRG et la prochaine Assemblée internationale qui se tiendra probablement en 2017 ou 2018 en Amérique latine. En outre, nous élirons les membres du conseil. Essayez de voir si vous aimeriez participer aux activités futures de l'IRG relatives à la lutte contre la guerre !

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