gender and militarism

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Du 26 au 28 mai, des militants de Grèce, d’Israël, de Russie, de Turquie et de Chypre ( nord et sud )se sont rassemblés à Nicosie (Chypre) pour une formation de 3 jours sur ‘ Gendre et Résistance à la Militarisation de la Jeunesse’ organisée par l’Internationale des Résistants à la Guerre. Pendant cette formation, les participants ont exploré les dimensions sexistes de la militarisation de la jeunesse au sein de leurs sociétés et ont aussi discuté comment agir à un niveau international pour s’opposer à ces processus.

Le rapport ‘Serrant les cordons de la bourse : comment la lutte contre le terrorisme affaiblit l’égalité et la sécurité entre gendres’ a été publié par notre partenaire du Programme des Femmes Artisans de la Paix en collaboration avec la clinique sur les Droits Internationaux de l’Homme de l’Université de Duke, en mars cette année. Il a analysé comment les règles du financement de la lutte contre le terrorisme ont affecté la mise sur pied des droits des femmes, les organisations de droits des femmes, et l’égalité entre gendres’

Samantha Hargreaves  de WoMin – alliance africaine abordant les sujets des sexes et de l’exploitation minière – parle avec Andrew Dey de WRI sur le lien entre les sexes, l’industrie minière et le militarisme en Afrique, et du travail de ce nouveau réseau pour y faire face.

Samantha Hargreaves de WoMin – alliance africaine abordant les sujets des sexes et de l’exploitation minière – parle avec Andrew Dey de WRI sur le lien entre les sexes, l’industrie minière et le militarisme en Afrique, et du travail de ce nouveau réseau pour y faire face.

Expliquez-nous votre travail – qu’est-ce que WoMin, quand cette alliance a-t-elle été formée, et qui fait partie de votre réseau? Quels sont les enjeux critiques sur lesquels vous travaillez?

Samantha: WoMin a été lancée en octobre 2013. Nous travaillons avec environ 50 organisations dans quatorze pays en Afrique du Sud, Afrique Orientale et Afrique Occidentale. La plupart de nos partenaires travaillent sur des problèmes relatifs à la terre, aux ressources naturelles, à l’industrie minière, à la justice écologique et climatique et aux droits des femmes. Notre travail avec les organisations pour les droits des femmes est généralement plus difficile puisqu’elles se focalisent davantage sur les problèmes de sexe « traditionnels » tels que la violence contre les femmes, l’éducation et la santé des femmes et des filles. Seul un faible nombre se concentre sur l’environnement, la terre et d’autres questions de justice économique.

WoMin Southern African women and coal exchange. Photo: Heidi Augestad

La déclaration suivante a circulé le 25 décembre2015 chez le collectif féministe TO MOV et est signée maintenant par plus de collectifs et d’organisations :

 Au moment où la revendication démocratique est l’abolition du service militaire obligatoire, le Ministre de la Défense, semble, au contraire, souhaiter l’extension de ce service aux femmes.

La guerre est profondément ancrée, et elle laisse derrière elle des vestiges indélébiles. Bien des années avant les photos à sensation de bombes qui chutent, ou de blindés qui circulent, la violence est provoquée, entretenue et elle est source de profit. De même, elle perdure bien après que les photographes ont remballé leur matériel et sont rentrés chez elles ou chez eux. En novembre dernier, des attentats atroces eurent lieu à Paris.

Miles Rutendo Tanhira

Steve Biko, militant anti-apartheid, a dit que les opprimés aspirent à devenir oppresseurs. C’est vrai quand cela porte sur les effets de la guerre sur des minorités comme les LGBTI (Lesbiennes, homosexuels, bisexuels, transgenre et intersexuels). Par exemple, dans la plupart des pays africains, le problème de l’homosexualité a été utilisé par des politiciens aux dents longues pour tromper les gens en désignant les homos comme cause de leur misère.

1. La militarisation n'est pas seulement une guerre, une armée ou un avion de chasse. La militaristion est un système, une logique et un chapelet de normes qui perpétuent et regénèrent nos sociétés et notre vie quotidienne. L'analyse homo du pouvoir est un outil politique qui peut nous aider à remettre en cause ces normes. La question de la "liberation homo" ne s'inscrit pas dans un système patriarcal et militariste, elle va au-delà des politiques d'intégration et concerne la création de sociétés futures justes qui ne font pas que recréer un système de pouvoir sous un nom différent.

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