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Traduit par Noemie Salvaudon

Quand on pense changement social, on pense souvent à des manifestations, des campagnes, et des actions directes. Elles sont toutes des moyens essentiels de dire « non ! » à des pratiques et des institutions destructrices.Permaculture farmers in El Salvador

Cependant, il est tout autant important de construire des alternatives concrètes, ou nous disons « oui ! » à la vision du monde que nous voulons. Construits par la même analyse puissante que notre action directe non-violente, les « programmes constructifs » peuvent être de puissantes actions de résistance. Des programmes constructifs démontrent les alternatives radicales – aux militarisme et aux causes du changement climatique, par exemple – dont notre monde a tant besoin, et les met en place dans le présent.

Traduit par Armand Atangana Bomba
Mis au point par le Bureau exécutif et les permanents de l'IRG

Introduction

Manœuvres de préparation du séminaire d'action visant à mettre fin au business de la guerre
Une autre année s'est écoulée, et avec elle trop de décès et de destructions causés par les guerres et le militarisme. Mais les gens à travers le monde continuent de militer pour la paix et de se dresser contre les solutions militaires, la course aux armements, les injustices et l'inégale répartition des ressources. Dans ce rapport annuel, vous en apprendrez davantage sur ces batailles des objecteurs de conscience refusant de prendre part aux guerres, des groupes dans le monde qui agissent contre la militarisation des jeunes, des pacifistes qui se rassemblent pour se former mutuellement et pour renforcer les campagnes et réseaux existants.
Le rapport comporte une liste des activités du programme de l'IRG depuis le dernier Conseil, ce qui a été réalisé par l'IRG ainsi que par ses sections et affiliés présents dans les différentes régions du monde, les avancées internes, les publications, les déclarations et les communiqués de presse, les campagnes (notamment pour mettre fin à la violence en Turquie), la situation financière et enfin, les perspectives pour l'année à venir. Ainsi que vous le lirez dans ce rapport, des organisations et des personnes continuent de se regrouper au sein de l'IRG pour partager des expériences et connaissances, créant des liens entre militants pacifistes à travers le monde et des mouvements plus forts grâce aux apports mutuels.

Je vous écris depuis « Un Monde sans armée », en Corée du Sud. Membre associé à l’IRG, « Un Monde sans armée » vient d’accueillir le séminaire pour stopper le commerce des armes et les actions contre le salon de l’armement ADEX. Il n’y a que deux ans que nous avions lancé la campagne pour fermer ADEX, mais grâce à la solidarité internationale, des avancées significatives ont été réalisées. Aujourd’hui, je vous demande de soutenir avec vos dons le travail de l’IRG, car c’est le réseau pacifiste international qui alimente cette solidarité.

L’Internationale des résistants à la guerre (IRG) est préoccupée par le sort de ses membres, de leurs compagnons et compagnes défenseurs des droits humains au Venezuela.

Ce 13 Mai, le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello, a donné publiquement des détails sur les déplacements de Rafael Uzcátegui, membre actif de l’IRG et de PROVEA (Programme vénézuélien d’éducation et d’action sur les droits humains), ainsi que pour ceux concernant Carlos Correa de l’Association Espacio Público (Espace public). Ces informations ont été diffusées lors du show télévisé hebdomadaire de Diosdado Cabello : “Con el Mazo Dando” [reprise de la propagande chaviste : « Aide toi, le ciel t’aidera »]. Au cours de cette émission, le travail des défenseurs des droits humains est régulièrement mis en cause et y sont diffusés des détails sur les lieux où ils vivent. Le président du Venezuela, Nicholas Maduro, a qualifié les travailleurs et travailleuses des ONG qui critiquent le gouvernement de « bandits » et il a demandé la production d’un documentaire TV afin d’exposer la « vérité » sur le travail des organisations pour les droits de humains.

Aujourd’hui, la Colombie a une opportunité historique de sortir d’un conflit armé qui a duré plus de 50 ans.

Je fais partie de l’Action collective des objectrices et objecteurs de conscience (ACOOC) et j’écris pour vous parler des progrès réalisés par les antimilitaristes en Colombie – et pour vous demander de donner de l’argent à l’Internationale des résistants à la guerre afin qu’elle puisse continuer à soutenir notre lutte.

Après dix ans, Javier Gárate, le premier responsable du Programme sur la nonviolence qu'il y ait jamais eu à l'IRG, quitte nos bureaux. Quand Javier a débuté, il n'y avait pas grand chose d'autre qu'un vieil ordinateur et un bilan de l'IRG sur la formation à la nonviolence pour l'aider à porter ce programme. Il l'a fait avec tant de succès, accumulant les réussites pendant ces dix ans : animant un grand nombre de formations internationales pour les militants, des formations de formateurs et deux éditions du Manuel pour des campagnes nonviolentes. Plus, évidemment, trois assemblées générales "quadriennales", en Allemagne, Inde et Afrique du Sud, où, ensemble avec ses collègues du bureau IRG de Londres, il a joué un rôle crucial pour les préparer et les mener à bien.

Javier déménage en Belgique, mais il continuera à participer à quelques évènements du réseau régional de l'IRG. Nous avons donc des raisons d'espérer que cet "au revoir" est aussi un "à bientôt". Nous tenons à le remercier beaucoup pour son infatigable travail (de marathonien !), sa gentillesse, son dévouement, son humour et son engagement acharné. L'IRG a gagné tant de choses lors de ton temps dans nos bureaux, et nous souhaitons que l'IRG t'a aussi apporté beaucoup en retour. Javier – vaarwel, adiós, all the best and au revoir !

Merci Domi!

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Il y a plus de sept ans, Dominique Saillard était de retour de ce qu’elle appelait son « exil de l’IRG ». Comme beaucoup d’entre vous le savent, Domi a été une permanente de notre bureau à Londres dans les années 90, formant une équipe de rêve avec Howard. En 2006, quand Howard Clark devint président, l’IRG n’avait plus de trésorier. Alors, comme une de ses premières taches de président, il dit : « Je connais la personne parfaite à qui demander d’être trésorier – c’est Domi ! J’ai juste besoin de la convaincre... »

Chers Amis,

Il y a dix ans, j’avais pris l’une des meilleures décisions de ma vie. Au Chili, j’avais reçu une annonce disant qu’un poste était à pourvoir à l’IRG pour un travail sur la Nonviolence et j’ai postulé. À ma surprise – et je pense aussi à celle de beaucoup d’autres personnes ! – j’ai été choisi pour devenir le premier coordinateur du programme sur la Nonviolence à l’IRG. Aujourd’hui, je vous écris pour vous demander votre aide afin que ce travail puisse se poursuivre.

Lors de mon premier jour de travail, on m’a dit : « OK, voici ton bureau. Maintenant tu as besoin de produire un manuel sur les actions Nonviolentes et de lancer une campagne mondiale contre les profiteurs de guerre » – le tout très simple en effet.

Les candidatures sont ouvertes pour les postes d’« Assistant au programme de non-violence » et « Assistant au programme contre la militarisation de la jeunesse ». Vous pouvez trouver plus d’information sur les deux postes sur notre site Web :

Assistant au programme de non-violence

Assistant au programme contre la militarisation de la jeunesse

Nous encourageons les candidatures de personnes engagées dans la non-violence, avec des compétences dans la collecte de fonds (ou une volonté d’apprendre) et de l’expérience dans la campagne non-violente. Les candidats doivent connaître l’anglais et une autre langue, et être disposés à voyager. Tous les candidats devraient être à même de signer la déclaration de l’IRG : « La guerre est un crime contre l’humanité. Je suis donc résolu(e) à ne soutenir aucune forme de guerre et à lutter pour la suppression de toutes causes de guerre ». Une description complète du poste ainsi que le formulaire de candidature peuvent être téléchargés depuis la page de l’annonce.

La date limite pour les candidatures pour les deux postes est le 2 Novembre à minuit (UTC).

Veuillez partager ces annonces avec vos contacts, et écrivez à info@wri-irg.org pour toute question.

Chers Ami/e/s,

« Pouvoir du people en Afrique du Sud » – une organisation de masse pour des actions directes nonviolentes – a aidé à en finir avec le fléau de l’apartheid et le racisme vicieux, politiquement sanctionné.

Aujourd’hui, vingt ans après nos premières élections démocratiques, L’Afrique du Sud affronte encore beaucoup de problèmes - incluant la violence de rue, les armes légères, la xénophobie, l’injustice économique ; l’opposition à ces maladies grandit, avec la société civile réutilisant des méthodes créatives et sans armes. À travers le continent, on voit un militarisme croissant, trop souvent soutenu par des politiciens puissants. Les élections Sud africaines de cette année suggèrent que, partout, les peuples sont las de tous ces scandales.

C’est dans ce contexte que nous recevons avec plaisir au Cap l’Internationale des résistant/e/s à la guerre, pour la première Conférence internationale de l’IRG en Afrique. Nous serions heureux de votre aide pour la rendre possible.

Publié dans Le Fusil brisé, Décembre 2013, No. 98

Une vue rapide et superficielle de l’histoire de l’Internationale des résistant/e/s à la guerre (IRG) – organisation responsable de nombreuses actions exemplaires mais rarement reconnue pour être à l’origine de mouvements spectaculaires et efficaces – n’indiquerait aucune connexion profonde vers l’Afrique. Mais cette impression initiale est fausse. Bien que souvent dans les coulisses et hors des fanfares et des projecteurs, des membres clefs de l’IRG ont joué des rôles significatifs dans des aspects importants des mouvements anticoloniaux et antiguerre de ce continent durant les 90 années depuis sa fondation en 1921. La Conférence internationale de juillet au Cap (Afrique du Sud) se présente simplement comme le plus public – et peut-être le plus ambitieux – de ces efforts.

Publié dans Le Fusil brisé, Décembre 2013, No. 98

L’Internationale des résistant/e/s à la guerre rejoint le monde endeuillé par la disparition de Nelson Mandela – homme d’État, militant, avocat et prisonnier politique, partisan de l’action directe et de la réconciliation. La vie de Mandela symbolise, comme peu d’autres n’ont jamais pu le réaliser, la longue route pour la liberté, la paix et la justice, qui ne peut jamais être vaincue (si ce n’est en partie) par un engagement déterminé et par la lutte. Il a vécu ses idées, passant vingt-sept ans derrière les barreaux, sans fléchir sur ses convictions de cœur, prêt à jouer un rôle crucial, libéré afin d’assurer une transition pour sortir de l’apartheid formel par des compromis et négociations. Cette transition a mit fin au rôle d’une minorité blanche avec un minimum d’effusions de sang et constitue l’une des grandes victoires des temps modernes, un succès auquel Mandela contribua d’une façon exemplaire.

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