Édito

On nous demande souvent, au bureau de l'IRG : « Qu'en pense l'IRG ? » lorsqu'une "crise" fait les titres.

Souvent, nous écrivons un communiqué pour signifier aux populations ce que nous pensons.

Alors que de tels communiqués peuvent être utiles, ils peuvent aussi être peu pertinents.

Lors de la dernière réunion du Comité exécutif de l'IRG, nous avons évalué les différentes manières de réagir de l'IRG par le passé face aux crises politiques - ce qui avait fonctionné ou pas, et les situations particulières qui ont déterminé l'efficacité de l'initiative.

Dans ce numéro du Fusil brisé, nous avons pensé poursuivre cette discussion en mettant en valeur des endroits qui ont été l'objet d'une forte attention médiatique l'année passée, en demandant à nos contributeurs/trices : « À quel niveau s'est située la solidarité internationale dans votre situation ? Et ce qui aurait pu être fait différemment à l'échelle internationale, toujours ? »

Nous sommes conscient.e.s que les agendas médiatiques sont influencés, déterminés par celles et ceux qui en ont le pouvoir, et que les faits sont racontés selon leur point de vue. D'autres évènements resteront inconnus ou seront évacués dès que le soufflé à l'origine de l'évènement sera retombé. Pour l'IRG, il est important de donner de la voix à ces autres histoires, dans une tentative de générer de la conscience autour d'une lutte qui n'est pas largement connue.

Un.e militant.e nous écrit de Mexico, Björn Kunter nous parle de l'Ukraine, Ayah Bashir de Gaza, Koldobi Velasco relate comment la solidarité pour faire face à la crise de l'Ebola a été militarisée, Merve Arkun écrit sur Kobanê et Christine Schweitzer sur L'État islamique en Irak et Syrie tandis que Javier Gárate se penche sur comment nous avons pu être solidaires par le passé, en tant qu'Internationale.

Hannah Brock

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